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au point quil fut surpris de se sentir si peu mu en un pareil moment.

(Martin du Gard) Le mode employ le plus souvent dans les subordonnes de consquence est 1indicatif, employes avec le conditionnel, ces subordonnes expriment des actions ventuelles:

Elle leva alors sur lui ses yeux ples, tonns, si limpides, quil et donn tout au monde cette minute pour effacer jusquau souvenir de sa question.

(Martin du Gard) Aprs les locutions conjonctives troppour que, assezpour que, et aprs toutes les autres conjonctions, si le verbe de la principale est la forme ngative ou interrogative, on emploie le subjonctif.

Est-elle ce point myope quelle ne nous reconnaisse pas Il nest pas si tard quon ne puisse travailler encore un peu.

Les subordonnes circonstantielles de consquence, si leur sujet est le mme que celui de la principale, peuvent tre remplaces par des constructions synonymiques complments circonstantiels de consquence. Ces complments sont exprims par des infinitifs introduits par les locutions prpositives assezpour, troppour, au point de, de faon, de manire, etc.:

Elle est trop faible pour quelle Elle est trop faible pour pouvoir puisse partir. partir.

Il crie de manire quil fait trembler Il crie de manire faire trembler les murs. les murs.

il me sembla que nous nous connaissions assez pour entamer conversation, et je lui parlai.

(Maupassant) Melchior avait ingnieusement combin le programme, de manire mettre en valeur la fois la virtuosit du fils et celle du pre.

(Ro1land) Ex. Dans les phrases suivantes relevez les diffrents moyens dexprimer la consquence. Expliquez lemploi du mode et du temps dans la subordonne.

1. Suzanne, penche sur la table, ouvrit les yeux tant et si bien quils devinrent tout ronds (France). 2. Cavaliers et pitons de la Maison taient prs dun millier sur cet troit espace, si bien que les volontaires, qui arrivaient et manquaient dexprience se crurent 4 mille (Aragon). 3. Il tait brun et dans son visage, si fig et si basan quil donnait limpression dtre en bronze, seuls ses yeux vivaient, froids et tranchants comme des lames dacier (Merle). 4. Jacques avait si peu conscience de possder quelque part, son nom, une fortune sans emploi, que pas une seconde lide ne lui vint quil pourrait aider son ami (Martin du Gard). 5. Il tait tellement enfonc dans ses penses que cest peine sil remarqua que pour la premire fois depuis plusieurs jours, le soleil venait dapparatre (Simenon). 6. Le souvenir des souffrances endures restait trop vif pour quelle ne ressentt pas quelque soulagement dtre dlivre de ses preuves (Martin du Gard). 7. Ils taient trop dissemblables, lui et Armandine, il suffisait quelle penst dune faon pour quil se portt une dcision inverse (Aragon). 8. Les ressources de gnie de Stendhal sont telles quil peut multiplier indfiniment les scnes entre Julien et Mathilde sans que nous ayons jamais limpression non seulement dune redite, mais mme dune monotonie. Chaque scne a une prsence si imprieuse quil semble toujours quelle soit la premire (Du Bos). 9. Elle tait trop loyale pour ne pas reconnatre la justesse de ce reproche. Au point que, cette minute, elle et t soulage de pouvoir saccuser son tour (Martin du Grard). 10. Elle parut stonner quand jinsistai pour que Robert gardt sa place pendant quelques semaines (Mauriac). 11. Elle le regardait de ses prunelles fixes, sans broncher, au point quil se demanda si elle entendait ses paroles ou si elle suivait son monologue intrieur (Simenon).12. Il savana sur le trottoir de son ancienne maison, longeant les faades, de faon quon ne pt le voir dune fentre si quelquun, comme tout lheure, y et t post (Hriat). 13. Est-ce que les causes du conflit ne sont pas en effet devenues telles quil soit trs difficile de les liminer pacifiquement (Romains). 14. A la nuit, nous quittons le port, avec notre maigre paie, pour nous jeter sur la nourriture, sur lalcool, fourbus, englus de crasse, le cerveau vide, assoms de fatigue au point dtre sans rvolte (Martin du Gard). 15. Jaurs avait dit Stfany: La note autrichienne est effroyablement dure. A se demander si Vienne na pas voulu, en brusquent lattaque, rendre impossible toute action prventive des puissances (Martin du Gard). 16. Il ntait pas si sot que de ne pas prvoir la lutte (Vercors). 17. Machinalement, avec le plus grand srieux, Maigret arrangeait les pipes sur son buvard de faon tracer des figures plus ou moins gomtriques, ou rappeler tel ou tel animal (Simenon).

Ex. Introduisez les subordonnes de consquence par la locution conjonctive ncessaire:

1. La neige tombait paisse on y voyait tout juste dix pas (Maupassant). 2. Le cerveau du malade tait affaibli il prt conscience de ce qui se passait avec difficult (Martin du Gard). 3. Il avanait peu peu, en parlant, poussant Jacques devant lui, ils se trouvrent bientt prs dune des fentres, seuls (Martin du Gard). 4. Jai song elle. jai fini par comprendre: cette fille-l, cest Manon Lescaut revenue (Maupassant). 5. Nous fmes stupfaits nous ne pouvions dire un mot (Maupassant). 6. Son pre croyait quil couchait chez un camarade: et Jean payait sa chambre du prix de son djeuner, il ne djeunait plus jamais (Aragon). 7. La chute dUrsus tait longue et large il pt sy coucher sur un coffre o taient ses hardes (Hugo). 8. Elle tait loyale, cette minute, elle et t soulage de pouvoir saccuser son tour (Martin du Gard). 9. Elles navaient presque rien chez elles, les fournisseurs venaient chez le consierge demander si vraiment on pouvait faire crdit (Aragon). 1O. Son dsespoir fut terrible ses cheveux devinrent blancs en un mois (Maupassant).

Ex. Traduisez en franais ce qui suit:

1. , . 2. , ee . 3. , . 4. , . 5. , , . 6. , , . 7. , .

8. , , . 9. , . 10. , . 11. , . 12. , .

13. , , . 14. , Subordonne circonstancielle de but (proposition finale) Les subordonnes circonstancielles de but se rapprochent des subordonnes de consquence: le but suppose une consquence qui nest pas encore ralise, qui est encore atteindre. Le verbe dune subordonne de but est toujours au subjonctif.

Les subordonnes de but sont introduites laide des locutions conjonctives de sorte que, de manire que, de faon que, suivies du subjonctif et surtout par les conjonctions pour que et afin que, qui expriment plus nettement le but:

Je te lai donc envoy pour que tu lui apprennes convenablement ma mort et son sort venir.

(Balzac) Jean Valjean le soutenait de faon que la poitrine ne ft pas gne.

(Hugo) Les subordonnes circonstancielles de but sont gnralement remplaces, si leur sujet est le mme que celui de la principale, par des complments circonstanciels correspondants, exprims par des infinitifs, introduits par pour, afin de, en vue de, de peur de, de crainte de, etc.:

Prenons le mtro afin que nous ne les Prenons le mtro afin de ne pas les fassions pas attendre. faire attendre.

Pour que, afin que marquent le but quon se propose ou quon a atteindre;

pour que est dun usage plus courant, afin que appartient plutt la langue littraire:

Toute sa vie tait organise avec soin pour quaucun soir ne demeurt vacant.

(Mauriac) Je rpterai sans cesse les mmes choses en dautres termes, afin que nous soyons bien daccord.

(Stendhal) De peur que, de crainte que semploient quand il sagit de quelque chose que lon veut viter; cest dire quelles remplacent pour que introduisant une subordonne finale ngative, le sens propre des mots peur, crainte tant plus ou moins fac. Le verbe de la subordonne dans ce cas est gnralement accompagn du ne expltif:

De peur que tu ne rompe ta corde, je vais tenfermer dans ltable, et tu y resteras toujours.

(Daudet) Meaulnes, cach derrire les sapins, de crainte quon ne laperut, examinait le dsordre du lieu.

(Alain-Fournier) Que valeur finale semploie dans le discours direct aprs une principale imprative:

Jeanne! Peut-on tre sauvage ce point! Venez quon vous gronde! (France) Histoire de apporte une nuance familire:

Il ny avait quAndre qui lui tnt conversation, histoire de se faire raconter les avantures de Mademoiselle.

(Aragon) A dessein de, dans le dessein de, dans lintention de, dans le but de soulignent le projet prvu:

Dans le dessein de prendre le Manuel dOttfried Muller, M. Bergeret quitte le fauteil.

(France) cette fois il ne lavait fait que dans le but dexasprer son frre.

(Montherlant) Ex. Dans les phrases suivantes relevez les diffrents moyens dexprimer le but. Notez lemploi du mode et du temps dans la subordonne. Traduisez les phrases en russe.

1. Dans le coin o je me rendais compte quon mavait oubli, je faisais mon possible pour quaucun bruit ne vnt rappeler ma prsence (Benoit). 2. Mme Verdurin tenait garder en vidence les cadeaux que les fidles avaient lhabitude de lui faire de temps en temps, afin que les donateurs eussent le plaisir de les reconnatre quand ils venaient (Proust). 3. Elle ne discutait jamais avec sa mre et la taquinait peu, de crainte que cela ne tournt la dispute (Hriat). 4. Elle ne pouvait pas articuler un son. Pour que, du moins, il ne se mprt pas sur son silence, avec toute lnergie qui lui restait, elle secoua ngativement la tte (Martin du Gard). 5. Le compagnon veut le mener sur les pas de deux hommes sortis de la maison, que Thodore voie quoi ils travaillent (Aragon). 6. Depuis dix-sept ans il remplissait la fonction dconome au lyce de Refend sans quon lui connt une seule colre, une seule parole damertume.

Afin quon lui sourt, il souriait lui-mme (Green). 7. Ayant march toute la nuit, sans sarrter, de peur dtre surpris par lardeur du jour, le vieillard dcouvrit dans la clart de laurore, la blanche Kyme, sa patrie (France). 8.

Lamiral savana mme dans la nuit et me regarda attentivement pour voir ce que jprouvais mesure quil me parlait. Mais jtais trop interdit pour lui rpondre (de Vigny). 9. Quand Victor eut dix ans, on se disputa ferme la maison parce que Jeanne laurait bien envoy au catchisme, histoire de lui faire faire sa communion, comme aux autres, mais le chauffeur criait que ctait une honte et quil la quitterait, si elle faisait a son gosse (Aragon). 10. Zamora se croyait le rival de Picasso, et cela lavait jet au dadasme, histoire de le dpasser (Aragon).

Ex. Introduisez les subordonnes ci-dessous par une des conjonctions exprimant le but.

1. Il faut le faire on puisse recommencer labourer et cette rizire donne de nouveau du riz. 2. Il soulevait les belles boucles sur sa main grande ouverte, faire voir toute leur beaut (Stil). 3. On se mit table comme toujours et le dner sacheva on et dit rien retenir (Maupassant). 4. Elle ntait pas jolie, et on le lui avait rpt elle le st (Sand). 5. Jagitais mon sac de voyage un colier agite, au sortir de la classe, le paquet sangl de ses livres. 6. Eugnie entrouvrit sa porte avec assez de prcaution pour lempcher de crier, mais on pt voir ce qui se passait dans le corridor (Balzac).

Ex. Traduisez les phrases qui suivent, en recourant la subordination ou un tour infinitif pour rendre la notion de but.

1. , . 2. , . . , , . 4.

, -. 5. , . 6. , . 7. , , . 8. , . 9. , . 10. , . 11. , . 12. , , .

Ex. Traduisez en franais ce qui suit en employant le tour infinitif qui exprime le but et la consquence.

l. , . 2. , . 3. , . 4. , . 5. , o . 6. , . 7. , , . 8. , . 9. , .

10. , .

11. .

Subordonne circonstancielle de manire Il faut distinguer la subordonne de manire des subordonnes de comparaison et de consquence, qui sont souvent introduites par les mmes conjonctions. La proposition subordonne de manire peut tre introduite par:

l. la conjonction comme:

Je ferai comme il vous plaira.

Vous ne maidez pas comme vous me lavez promis.

Elle le ferait comme elle le dit, cria Nanon.

(Balzac) Dans tous ces cas, on dsigne la manire, et non les rapports de conformit (ressemblance ou dissemblance), ce qui est caractristique pour les subordonnes de comparaison.

2. les conjonctions de sorte que, de manire que, de faon que. Les rapports de cause consquence ne sont pas propres ce type de phrase. La principale nexprime pas la cause, elle ne contient que la constatation dun fait, tandis que la subordonne prcise la manire, la faon dont seffectue laction de la principale:

Cf.: Il parle lentement, de faon que tout le monde le comprend.

(subordonne de consquence) Il parle de faon que tout le monde le comprend.

(subordonne de manire) 3. la conjonction sans que qui introduit une subordonne de manire au sens ngatif:

Elle lpiait sans quil sen rendt compte.

(Rolland) Les subordonnes de manire se mettent lindicatif, ou au conditionnel, sauf les subordonnes introduites par sans que, qui demandent le subjonctif.

Ex. Traduisez en franais les phrases qui suivent.

1. , 2. , . 3. , , . 4. , .

5. , .

Ex. Traduisez en franais les phrases qui suivent. Distinguez les subordonnes qui marquent la consquence et la manire de celles qui marquent un but atteindre.

1. , . 2. , . 3. , 4. , . 5. , . 6. , . 7. , . 8. , , , : , . 9. , . 10. , . 11. , . 12. , , , .

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