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Les locutions conjonctives numres ci-dessus sont suivies de lindicatif ou du conditionnel.

Non que, ce nest pas que introduisent une cause ngative et demandent le subjonctif:

Je renonce ce travail non quil soit difficile, mais je ne vois pas l utilit.

On dcida quon ne le chargerait pas de ce travail. Non que le courage lui manqut, au contraire, il tait prt tout risquer (Rolland) Les liens qui rattachent les propositions introduites par non que, ce nest pas que aux autres propositions sont assez lches. La preuve est quon trouve souvent ces conjonctions aprs un point.

Soit quesoit que exprime la fois la cause et lalternative. Le verbe de la subordonne se met au subjonctif:

Soit quil et oubli, soit quil ne comprt pas, il ne rpondit rien.

Ex. Traduisez les phrases suivantes. Relevez les mots conjonctifs qui introduisent la subordonne de cause et spcifiez leur nature.

1. Comme les ressources du mnage taient modestes, Adle fit des miracles pour avoir un intrieur confortable sans trop dpenser (Zola). 2. Christophe se croyait avili, et il devenait dune susceptibilit maladive, dont il souffrait dautant plus quil nosait pas la montrer (Rolland). 3. Je ne dois compte de mes affaires personne, attendu que je ne cherche pas deviner celles que les autres font la nuit (Balzac). 4. Ce mot drame, il est ncessaire de lemployer ici: non que cette histoire soit dramatique dans le sens vrai du mot, mais luvre accomplie, peut-tre aura-t-on vers quelques larmes intra muros et extra (Balzac). 5. Sa verve, il le sent bien, est intarissable. Non quil st beaucoup de choses. Mais parce quil ne savait presque rien, tout est neuf ses yeux (Maurois). 6. On se trouve en face dune bourgeoisie qui avait la haine et la peur du peuple, et qui ne songeait qu se dbarasser de lui, du moment quelle stait installe la place de lEmpire (Barbusse).

Ex. Introduisez les subordonnes de cause ci-dessous par une des conjoctions donnes: parce que, puisque, du moment que, une fois que, non que, ce nest pas que.

1. Tu as bien travaill, tu sais, Rose Pourquoi me dis-tu a Je te le dis cest vrai et aussi jen suis fier (Laffitte). 2. Gardez-le, vous y tenez tellement (Laffitte). 3. Porthos sennuie plus que les autres. Dabord, le vide laiss par la mort des copains; il ait peur. Au contraire linaction lui pse (Laffitte). 4. nous sommes seules, ce soir, il y a une chose dont je voudrais te parler (Martin du Gard). 3. Mais, ctait sa dernire volont, cette femme, il me semble quil nous est bien difficile de refuser (Maupassant). 6. Elle lui confessa quelle avait t assez heureuse de ce dpart qui retardait lheure des explications, elle craignt de se heurter une dsapprobation. Mais elle redoutait plus que tout davoir mettre nu ses sentiments (Martin du Gard). 7.

Que ce soit dans ta poche ou dans la mienne, quimporte, nous avons la mme bourse (Maupassant). 8. elle tait dpourvue dhumour, elle ne sourit mme pas ses mots (Vailland).

Ex. Traduisez en franais ce qui suit.

1. 7 10 , 6 . 2. , . , .

3. , . 4. , . 5. , . 6. , . 7. , . 8. , . 9. , . 10. , ; , , . 11. , . 12. , , . 13. , c. 14. : , , , , , , . 15. , : . 16. . , , , .

Tours quivalant des subordonnes causales A certaines espces de subordonnes causales correspondent des tours infinitifs ou participiaux:

A celles qui sont introduites par parce que quivalent:

a) pour + infinitif pass, de + initif; mais lemploi du tour infinitif nest rgulier que lorsque les deux verbes ont un sujet commmun:

Elle connaissait les lieux pour y tre Elle connaissait les lieux parce venue, avec sa mre, pendant les quelle y tait venue, avec sa mre, vacances. pendant les vacances.

(Troyat) et de voir les grosses larmes qui et parce que je voyais les montaient dans ses yeux, javais envie de grosses larmes qui montaient dans ses pleurer, moi aussi. yeux, javais envie de pleurer, moi (Daudet) aussi.

b) le participe prsent ou le participe pass compos; les deux verbes ont le mme sujet:

Madame de Chaverny nayant pas Madame de Chaverny ne peur du tonnerre, ne soccupait gure de soccupait gure de lorage, parce lorage. quelle navait pas peur du tonnerre.

(Mrime) Ctait le couteau du Borgne que Ctait le couteau du Borgne que javais pris, ayant cass le mien. javais pris, parce que javais cass le (Mrime) mien.

c) celles qui sont introduites par comme, correspondent les propositions participes absolues, si la subordonne et la principale ont des sujets diffrents;

Aprs le dner, la soire tant belle Aprs le dner, comme la soire et le temps chaud, on se runit dans le tait belle et le temps chaud, on se jardin runit dans le jardin (Mrime) d) de+infinitif correspond aux propositions introduites par pour que, que; les deux verbes doivent avoir un sujet commun;

Etes-vous fous, de crier si fort Etes-vous fous, que vous criez si fort Dautres tours servent galement exprimer la cause, sans tre pourtant tout fait quivalents des propositions subordonnes existantes, ils apportent lnonc une nuance particulire. Ce sont:

a) force de + initif, qui correspond peu prs parce que, mais implique lide de la dure ou de rptition de laction en question, les deux verbes ont un sujet commun:

Le capitaine Beausire, un petit Le capitaine Beausire, un petit homme tout rond force davoir roul homme tout rond parce quil avait sur la mer longtemps roul sur la mer (Maupassant) b) faute de + infinitif, qui correspond une subordonne causale ngative:

Afin de marquer sa dsapprobation Afin de marquer sa il fermait ostensiblement les yeux, faute dsapprobation, il fermait de pouvoir se boucher les oreilles. ostensiblement les yeux, parce quil ne (Dorgels) pouvait pas se boucher les oreilles.

c) les adverbes tant et tellement, placs en tte dune proposition en guise de mots conjonctifs, tout en conservant leur valeur propre dadverbes dintensit:

Je ne tiens pas debout, tellement je Je ne tiens pas debout, car (parce suis fatigu. que) je suis trs fatigu.

On napercevait pas le plancher, tant On napercevait pas le plancher les danseurs taient nombreux. parce que (car) les danseurs taient (Troyat) trs nombreux.

Une qualit, un caractre dun tre ou dune chose (grammaticalement prsent par un adjectif ou un participe attribut) peuvent tre la cause dun fait quelconque:

Rus quil est, il saura se tirer daffaire.

Plong comme il tait dans ses rflexions, il ne voyait rien autour de lui.

Les propositions relatives et juxtaposes elles aussi peuvent avoir une nuance causale:

Les lves, qui ont eu des notes satisfaisantes, sont passs dans la classe suprieure (Tous les lves sont passs dans la classe suprieure, car ils ont eu des notes satisfaisantes).

Ex. Dans les phrases suivantes relevez les tours participiaux valeur causale, traduisez les phrases en russe:

1. Sa mre la vit avec plaisir senfermer pendant toute la journe pour tudier. Mon piano tant le seul dont elle pt se servir, elle profitait de mes absences pour sexercer (Balzac). 2. Les habitants de Saumur tant peu rvolutionnaires, le pre Grandet passa pour un homme hardi, un rpublicain, un patriote, pour un esprit qui donnait dans les nouvelles ides (Balzac). 3. Peu peu, la dcision du jury se faisant attendre, la fatigue gnrale commena jeter du calme dans lassemble (Stendhal). 4. A partir de ce moment, il sembla perdre tout sens dorientation. La fatigue aidant, il suivit une rue aprs lautre dun pas incertain sans sapercevoir quil tournait plusieurs fois autour du mme pt de maisons (Green). 5. Le gibier abondait dans la rgion, la chasse ayant t interdite depuis le dbut de la guerre et restant ouverte pour les sangliers et autres animaux considrs comme nuisibles (Benot).

Ex. Traduisez en franais en rendant lide de cause au moyen dune proposition conjonctionnelle ou dun tour participial.

1. , , . 2. , . 3. , . 4. , . 5. , . 6. , . 7. , . 8. , . 9. , , , . 10.

, . 11. , .

Ex. Modifiez les phrases ci-dessous en liant les propositions indpendantes coordonnes ou juxtaposes laide dune conjonction de cause ou en remplaant lune des propositions par un tour participial.

1. Le patron ne se dcidait pas sexprimer plus clairement, jai pris sur moi de lui dire que je ne comprenais pas. 2. Evariste Gamelin vint prendre la queue, il avait voulu viter a sa mre les fatigues dune longue station. 3. M. Grgoire faisait payer trs cher ses tuniques. Il en avait le droit: il tait sans rival. 4.

Aucun bruit ne montait de la rue; on se serait cru dans un lieu dsert. 5. Le vent stait apais et la pluie tombait moins serre; il dcida de se remettre en marche.

6. Vers cette poque, jprouvai un cruel chagrin: Mlanie se faisait vieille. 7. La pauvre femme tait bout de force, une chaise se trouvait l, elle sy laissa tomber.

Ex. Dans les phrases suivantes relevez les tours infinitifs qui marquent la cause. Remplacez ces tours par des subordonnes conjonctielles ou des tours participiaux quivalents.

1. Il connaissait la Suisse, et spcialement Genve, pour y avoir pris part, plusieurs ts de suite, des rgates (Martin du Gard). 2. A force daller en avant, il parvint au point o le brouillard de la fusillade devenait transparent (Hugo). 3. A force davoir souffert et faire souffrir les autres, sa douleur agressive et vengereuse stait fatigue comme une lame mousse (Maupassant). 4. Il se demandait sil ne conviendrait pas quil se jett dans le fleuve, faute de pouvoir y jeter son ennemi (Rolland). 5. Le malheur lavait rendue sauvage. Sans doute, vivre avec Olivier, elle avait fini par subir la contagion de sa timidit (Rolland).

Ex. Modifiez les phrases en remplaant les tours infinitifs par des subordonnes conjonctionnelles.

1. En arrivant devant la porte de ma chambre, le cur me battait si fort davoir mont trop vite que je dus marrter un instant (Green). 2. Il ne lavait pas perdu, ce livre. Il lavait cach dans le grenier, faute doser le dtruire (Simenon). 3. Il simagina que, sil avait mal russi auprs de la reine, ctait pour avoir manqu dadresse (Thierry).

Ex. Traduisez ce qui suit en recourant un tour participial ou infinitif.

1. B , , . 2. - , . 3. , . 4. , . 5.

- , .

Ex. Traduisez en russe ce qui suit:

1. Soit quil crt que les choses ntaient plus quand il ne les voyait pas, soit quil vitt seulement un pnible spectacle, il pris soin de ne pas regarder du ct de Pauline (France). 2. Ctaient de grandes disputes et des remortrances de toute sorte chaque servante nouvelle. Puis, ou que ma mre se lasst, ou que la malheureuse quelle avait tant tarabuste, se ft familiarise avec les habitudes de la maison, la vie devenait plus agrable, et un silence, tout relatif, succdait aux injures et aux larmes (Carco). 3. Si le pianiste voulait jouer la chevauche de la Walkyrie ou le prlude de Tristan, Mme Verdurin protestait, non que cette musique lui dplt, mais parce quelle lui causait trop dimpression (Proust). 4.

Quand Paulette Blanchard ouvrit la porte, elle recula un peu. Ce ntait pas quelle ft timide ou quun homme lui ft peur, mais elle avait cru que ctait Raoul qui rentrait (Aragon).

Ex. Traduisez en franais ce qui suit:

l. , , , , . 2. , , , . 3. , , . 4. , . 5. , , . 6. , , , . 7. : , , , . 8. - , , .

Subordonne circonstancielle de consquence (consquentielle ou conscutive) Les propositions subordonnes conscutives nexpriment quassez rarement la seule consquence du fait nonc dans la principale. A lide de consquence sen ajoute gnrallement une autre, qui est celle de la manire dont laction de la principale se produit, ou bien celle du degr dintensit de cette action (ou dune qualit nomme dans la principale) ou bien, enfin, celle dun but atteindre.

La subordonne circonstentielle de consquence peut tre introduite par:

1. De sorte que, de faon que, de manire que, si bien que, etc., si la principale nexprime que lide de cause (prsente comme une simple constatation):

La porte tait ouverte, de sorte quon pouvait entendre tout ce qui se passait dans la pice voisine.

Je ne lai pas trouv chez lui, de faon que jai perdu toute la soire.

Les convives se mirent table. Grandet tait grave, Gharles silencieux, Eugnie muette, madame Grandet ne parla pas plus que de coutume, en sorte que le dner fut un vritable repas de condolance.

(Balzac) Elles navaient rien chez elles, si bien que les fournisseurs venaient chez le consierge demander si vraiment on pouvait faire crdit.

(Aragon) 2. Sique, parfois troppour que et assez pour que, si dans la principale lide de cause est lie lide dintensit (avec les adjectifs et les adverbes):

La nuit tait si noire quon ne voyait rien.

Il est si tard quil faut rentrer, Il est dj trop tard pour quon puisse commencer ce travail.

Le pige tait trop grossier pour quelle y tombt.

3. Tantque, parfois troppour que et assez pour que, si dans la principale lide de cause est lie lide de quantit et dintensit (avec les noms et les verbes):

Il travaille tant quil sera bientt le premier de la classe.

Il a tant de livres quil ne sait o les mettre.

4. Au point que, ce point que, si le degr est trs haut et atteint quelque limite:

Elle est distraite ce point quelle oublie tout.

Jacques montait peseammentAntoine suivait, redevenu trs matre de lui:

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