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1. Je connais Jeanne. Si cette enfant mtait confie, je ferais delle non pas une savante, car je lui veux du bien, mais une enfant brillante dintelligence et de vie(France). 2. Des liens de famille, mais faibles, mattachaient quelque maisons riches dont laccs met t interdit par ma fiert, si le mpris et lindiffrence ne men eussent dj ferm les portes (Balzac). 3. Si quelquun se plaignait trop, il lui offrait aussitt ses services (Balzac). 4. Sans doute quelque grand malheur serait arriv, sil et cd au premier mouvement de sa colre (Mrime). 5. Ah! si javais eu un but dans la vie, si jeusse rencontr une affection, si javais trouv quelquunOh! comme jaurais dpens toute lnergie dont je suis capable, jaurais surmont tout, bris tout (Flaubert). 6. On met bien fait rire, lorsque jtais petit, et que je feuilletais des albums dhistoire naturelle, si lon tait venu mannoncer quun jour viendrait o, par un temps pareil, je partirais pour la chasse au tigre (Benoit). 7. Ne te plains pas si je te laisse seule (Bazin). 8. Voil ce quAgns lisait, cette fois. Et si quelques points lui demeuraient obscurs dans le processus suivi par ses adversaires pour en arriver l, au moins la lumire se faisait sur les vnements passs (Hriat). 9.

Si Tolsto avait appris fort mdiocrement la musique, elle lmouvait jusquaux larmes; et il sy livra avec passion certaines poques de sa vie (Rolland). 10. Si linspecteur Lognon nappartenait pas au Quai malgr le dsir quil en avait, Maigret nen avait pas moins travaill souvent avec lui (Simenon).

Ex. Dans les phrases ci-dessous relevez les conjonctions et locutions conjonctives qui introduisent une proposition conditionnelle. Traduisez les phrases en russe.

1. Il stait promis de ne faire usage de ses pistolets que dans le cas o il serait touch (Stendhal). 2. Du mme ton assourdi, coupant ses paroles de petits rires conventionnels, pour donner le change au cas o ils eussent t observs, Trauttenbach expliqua succinctement laffaire (Martin du Gard). 3. Minos na voulu que ses enfants rgnassent aprs lui qu condition quils rgneraient suivant ses maximes (Fnlon). 4. Lhistoire se trouve ramene au niveau de personnages aims, familiers, et du mme coup au niveau du lecteur. La mthode est infaillible, la condition que lauteur ait autant de temprament que Dumas-pre (Maurois). 5. Les Franais peuvent tre considrs comme les gens les plus hospitaliers du monde, pourvu que lon ne veuille pas entrer chez eux (Daninos). 6. Pour peu quon cherche dmler les origines, les causes prcises dun conflit, on est toujours frapp par son caractre de non-ncessit (Martin du Gard).

Ex. Mettez les verbes entre parenthses la forme qui convient.

1. Si ton frre sveille et quil te (voir) partir, il va pleurer. 2. Elle nous donnait sa propre adresse, au cas o nous (vouloir) recevoir des informations rgulires. 3. Pour peu quon le (contredire), il se fche. 4. Suppos que vos parents (tre) l, que ferez-vous Je vous promets mon soutien, condition que vous me (dire) tout sans rien dissimuler. 6. Si tu narroses pas cet arbre et quil (mourir), ton pre ten voudra. 7. On shabitua le laisser aller seul, pourvu quil ne (sloigner) pas trop. 8. Je vous rejoindrai sauf sil (arriver) quelque chose dimprvu qui men empche. 9. Il ne gardait jamais le lit pendant la journe, moins quil ne (tre) trs malade. 10. Pour peu quil y (avoir) clair de lune, les parties de barre se prolongeaient tard dans la nuit. 11. Ce soir-l il y avait consigne de tenir ferme la salle et de ny laisser pntrer personne, moins que ce ne (tre) quelquun de la Commune. 12. Un bouquin navait de prix ses yeux qu la condition quil (tre) introuvable. 13. Il sera pris pour un lche, moins quil ne (faire) la preuve du contraire.

Ex. Introduisez les subordonnes ci-dessous par une des conjonctions donnes: si, condition que, moins que, quand, quand bien mme, pourvu que, pour peu que:

l. Que deviendraient-ils tous, on arrtait Marceau (Laffitte). 2. Ce virtuose, dit Gabriel, je peux bien vous confier qui cest, mais vous nen parliez personne (Bouissounouse). 3. Donner tout! Non, elle le savait, elle ne le ferait jamais, elle let voulu, elle ne laurait pu faire (Rolland). 4.

dimanche ou lundi tu nas rien reu de moi, tu pourra revenir, tu ne penses tre utile l-bas. 6. on len et presse, elle aurait consenti oublier lavenir (France). 7. Les inquitudes matrielles taient cartes pour un temps, et tout irait bien, Olivier ft reu, la fin de lanne (Rolland). 8. Il ramnera les autres dans sa voitureils ne veuillent coucher l (Vailland). 9. elle avait un frre, elle le voudrait comme lui (Laffitte). 10. Hecht tait dcid faire russir Christophe, mais ctait sa faon, et Christophe lui ft livr, pieds et poings lis (Rolland).

Ex. Traduisez en franais.

1. , . , . 2. , , . 3. , . 4. , . 5. , . 6. , , . 7. , . 8. , . 9. , , . 10. , . 11. , . 12. .

, , 13.

, , . 14. , . 15. , . 16. , - . 17. , . 18. , , . 19. , , . , . 20.

, . 21. , , .

Autres moyens syntaxiques dexprimer une condition ou une hypothse Les mmes rapports de condition et dopposition peuvent tre exprimer par:

a) deux propositions simples au conditionnel, runies par un que expltif:

Il leur tourne le dos. Il est loin. Il est seul. On pourrait lappeler quil nentendrait pas.

b) deux propositions simples juxtaposes, au conditionnel:

Entre nous, son bras nest pas beau voir, il le perdrait, je nen serais pas surpris.

(Stil) c) deux propositions simples, juxtaposes, au conditionnel, dont la premire, contenant la condition, la forme dune proposition interrogative:

Christophe ne connaissait pas ladresse de Georges. Laurait-il connu il naurait pas os lui crire.

(Rolland) Les propositions conjonctionnelles introduites par condition que et moins que peuvent tre remplaces par condition de et moins de suivis de linfinitif, dans le cas o les deux verbes ont le mme sujet.

Vous ferez des progrs condition Vous ferez des progrs condition que vous travaillez rgulirement. de travailler rgulirement.

A moins que je ne tombe malade, je A moins de tomber malade, je viendrai vous voir. viendrai vous voir.

A moins de fuir la ralit, il nous faut trouver en elle nos valeurs.

(Camus) On trouve aussi, quoique rarement, moins de suivi dun substantif ou dun pronom, et signifiant moins quil ny ait Elisabeth sentit qu moins dune circonstance imprvisible, elle se dtacherait de lui avant quil ne se ft intress elle.

(Troyat) A moins de quelquun assez courageux pour risquer sa place, on ny voit pas de solution.

(Stil) A+infinitif peut avoir la valeur dune subordonne conditionnelle ou hypothtique (comprenant souvent lide de temps ou de moyen);

Si vous travaillez rgulirement, A travailler rgulirement, vous vous ferez des progrs. ferez des progrs.

a) si les deux verbes ont un sujet commun, pour que lemploi du tour infinitif soit possible il doit y avoir une ide de moyen, mme, parfois, une nuance causale:

A devenir page dans une maison princire, on tait certain dapprendre alors beaucoup de belles et beaucoup de laides choses (Jusserand) A supprimer une licence, soumettre les vers des rgles plus strictes, bien souvent on enlve lexpression quelque chose de sa spontanit.

(Villey) Je restai dabord, stupidement ma place en songeant qu mloigner trop, je risquais que Raudot ne me retrouvt plus.

(Carco) b) les deux verbes peuvent avoir des sujets diffrents; celui de linfinitif est alors toujours indfini (on); dordinnaire ce sont des locutions plus ou moins figes, stables; supposer, tout prendre, y regarder de prs, en juger par, len croire etc.:

Je suis au milieu du chemin de la vie, supposer ce chemin gal pour tous et menant la vieillesse.

(France) Il tait musicien, en juger par la flte dont un bout dpassait sa poche.

(France) Mon pre nentendait goutte cette ducation. A len croire, il met fallu savoir plus de latin et de grec que de franais.

(Carco) Enfin le grondif (dont +infinitif est souvent lquivalent) peut exprimer les mmes rapports: dans la plupart des exemples ci-dessus on pourrait substituer le grondif linfinitif ( travailler-en travaillant, devenir-en devenant, supposer-en supposant,etc.):

Je me demande quelquefois si elle serait aussi heureuse, en ayant ses deux yeux (si elle avait ses deux yeux).

(Rolland) Ex. Traduisez les phrases qui suivent. Spcifiez la nature des moyens qui servent introduire une condition ou une hypothse.

1. Me montrant la cour, je hasardais ma tte (Corneille). 2. A le voir, les passants eussent facilement reconnu en lui lun des ces beaux dbris de notre ancienne arme, un de ces hommes hroques sur lesquels se reflte notre gloire nationale (Balzac). 3. Lui parlait-on, il coutait froidement, se tenait le menton dans la main et se formait en toute affaire des opinions desquelles il ne revenait point (Balzac). 4. Il tait debout au milieu de la pice. Il tait immense et trs mince. En levant le bras, il et touch les solives (Vercors). 5. A juger par le peu que jen ai retenu, les conversations de M. Hamoche avec ma vieille bonne roulaient sur dtranges et lointaines aventures (France). 6. Le repas, cependant, se droule avec style. A ne considrer que les mets, les vins, la table et la faon dont le service se fait, on se croirait dans la socit la plus dlicate (Hriat). 7. Il enrageait dtre si loin. Peut-tre, en longeant les maisons, aurait-il pu arriver jusquau carrefour (Martin du Gard). 8. Seul, dans un coin, je lisais une lettre, et les enfants auraient cet instant dmoli le gymnase de fond en comble, que je nen fusse pas aperu (Daudet). 9. Dans sa jeunesse, on le destinait au commerce. Ce fils respectueux et certenement suivi la voie trace par son pre, et repris laffaire de molesquinerie, que celui-ci avait fonde, net t que le mtier des armes tait devenu tentant, avec la Rvolution (Aragon). 10. A sen tenir aux apparences, le pre Dumas navait gure chang pendant sa longue aventure napolitaine (Maurois).

Ex. Traduisez les phrases qui suivent en recourant un tour infinitif ou un grondif.

1. , . 2. , , , . 3. , . 4. , . 5. , .

Ex. Traduisez en franais les phrases qui suivent en employant de diffrentes formes de juxtaposition.

1. , . 2. , . 3.

, . 4.

, . 5. , . 6. , . 7. , . 8. , . 9. , . 10. , .

Ex. Traduisez en franais les phrases suivantes en employant de diffrents moyens syntaxiques.

l. , . 2. , , 8. , . 4. , .

5. , , . 6. . 7. , .

8. , . 9. , . 10. , . 11. , . 12. , . 13. , , .

Subordonne circonstancielle de concession (concssive) La phrase concessive comporte une espce dopposition entre le fait exprim dans la subordonne et celui qunonce la principale; mais cette opposition est de nature particulire, savoir que du fait de la subordonne on pourrait conclure quelque chose qui, en ralit, est dmenti par la principale. Autrement dit, la phrase concessive suppose toujours quun fait (celui de la subordonne) nempche pas lautre (celui de la principale) de se produire.

Bien quil pleuve, je sortirai.

La subordonne concessive est introduite par:

1. les conjonctions quoique, bien que, encore que, qui expriment la concession et lopposition:

Bien que Nanon net que 60 livres de gages, elle passait pour une des plus riches servantes de Saumur.

(Balzac) Quoique le visage de son pre adoptif ft souvent brumeux et svre, quoique sa parole ft habituellement brve, dure et imprieuse, jamais la reconnaissance de Quasimodo ne stait dmenti.

(Hugo) 2. les locutions conjonctives, formes dadverbes et de la conjonction que:

si que, quelqueque, toutque, qui expriment une ide de concession et le degr dune qualit:

Si (quelque) lger que ft le reproche, elle soffensait.

Tout coup son il rencontra celui de son pre, dont le regard, quelque vague et insouciant quil ft, la glaa de terreur.

(Balzac) Toute jeune quelle est, elle parat raisonnable.

3. les adjectifs quelque, quel, suivis de que: quelque (quelques)que, quel (quelle, quels, quelles)que. Ces subordonnes expriment la concession et une ide de qualit:

Quelle que soit votre rsolution, ne nous la cachez pas.

Quelles prcautions quil prt pour quon ne lentendt pas remuer de largent, une pice de cent sous lui chappa des mains et roula bruyamment sur le carreau.

(Balzac) 4. les pronoms relatifs qui, quoi, ladverbe o suivis de que: quoi que, qui que, o queLes subordonnes, introduites par quoi que et qui que, expriment une ide de concession et de qualit, celles qui sont introduites par o que, une ide de concession et de lieu:

Qui quil soit, nous allons le critiquer.

O quil aille, il trouvera partout un accueil chaleureux.

Elles taient dcides, quoi quil arrivt, ne plus se sparer.

(Rolland) 5. la locution conjonctive:queque, qui exprime lalternative:

Que tu le veuilles ou que tu ne le veuilles pas, je reste.

Cest le subjonctif qui est toujours employ dans les subordonnes cocessives, sauf celles qui sont introduites par toutque.

M. Dubois se plaisait conter, et tout enfant que jtais, ce quil disait mintressait presque toujours.

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