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.. SYNTAXE DUNE PHRASE COMPLEXE DANS LA LANGUE FRANAISE 2000 .. SYNTAXE DUNE PHRASE COMPLEXE DANS LA LANGUE FRANAISE 2000 801.56:804.0 (072) 81.2-27 161 , .. .

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161 Syntaxe dune phrase complexe dans la langue franaise. C : . / . -. , 2000. 82 .

ISBN 5-88874-156-6.

IV , , VII XX .

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801.56:804.0 (072) 81.2-27 , 2000 ISBN 5-88874-156-6 .., 2000 SYNTAXE DUNE PHRASE COMPLEXE DANS LA LANGUE FRANAISE.

C .. - .. 020345 14.01.1997 . 10.03.2000 .

1 . 6090 /16.

. . . . . 5,1. .-. . 3,7.

150 . .

236041, . , . . , Phrase La phrase complexe est un systme de deux ou plusieurs propositions simples lies par le sens, lintonation et formant un tout syntaxique dont la cohsion peut tre plus ou moins grande. Tout en tant une seule unit communicative, la phrase complexe comporte deux (ou plusieurs) centres prdicatifs. Donc, la diffrence essentielle entre la proposition simple et la phrase complexe consiste en ce que la premire est une unit monoprdicative, alors que la seconde est une unit polyprdicative.

Selon les procds formels, laide desquels les propositions simples sont lies en une unit syntaxique plus complexe, on distingue trois types de phrases:

l. Les phrases comprenant deux ou plusieurs propositions simples juxtaposes;

2. Les phrases comprenant deux ou plusieurs propositions simples coordonnes;

3. Les phrases comprenant une proposition principale et une ou plusieurs subordonnes.

Mais trs souvent, dans la mme phrase, on se trouve en prsence de diffrents procds: subordination, coordination, juxtaposition.

Juxtaposition (ou parataxe) Les propositions juxtaposes peuvent avoir un sens peu prs autonome: la juxtaposition marque alors une simple srie ou un ensemble de faits qui se produisent simultanment ou qui se suivent.

Cela est frquent dans les descriptions et exprime les rapports dnumration.

On fusilla des paysans sur une simple dnonciation, on emprisonna des femmes, on voulut obtenir, par la peur, des rvlations des enfants.

(Maupassant) Ou bien la deuxime proposition, et les suivantes, sil y en a, prcisent le contenu de la premire:

On parlait de lamour, on discutait ce vieux sujet, on redisait des choses quon avait dites, dj bien souvent.

(Maupassant) Mais il peut y avoir entre les propositions juxtaposes un lien plus troit, une dpendance logique plus complique, une coordination et souvent mme une subordination implicites, marques par lintonation (dans la graphie, par la ponctuation) et aussi, pour certains rapports, par la forme du verbe ou par lordre des mots (linversion, simple ou complexe, du pronom sujet). Cela peute tre:

a) lopposition:

Cette mort fut pour le survivant un accablement. Il tait sauvage, il devint farouche.

(Hugo) b) lexplication:

lair frachit un peu: on arrivait hors de la fort aux pturages du sommet.

(Cogniot) c) la cause:

LEspagnol tait parti six heures du matin: avec ce soleil, il fallait profiter des heures pas trop chaudes.

(Aragon) d) la consquence:

Gilliat tait trs jeune, sa plaie se cicatrisa.

(Hugo) e) le temps:

On lui parle, il se fche. On ne lui parle pas, il boude.

f) la condition:

On lui aurait dit de Fred quil volait, elle laurait cru sans tonnement.

(Aragon) Ex. Faites lanalyse syntaxique du texte qui suit. Relevez dans ce texte les propositions indpendantes ( un ou deux termes), les propositions coordonnes, juxtaposes et subordonnes.

Une acre odeur chimique se rpand dans la salle et quelquun crie, sur les gradins: Au feu! Ce genre daccidents est de ceux auxquels, toujours, je mattends. Jy avait donc pens mille et mille fois, rglant la conduite tenir. Je serais calme et rsign. Je monterais sur un banc et crierais, dominant les clameurs de la foule: Ne poussez pas. Ne craignez rien. Sortez en bon ordre.

Tout le monde sera sauv. Je devais encore mon programme attendre avec le plus grand sang-froid, protger les femmes, me dvouer, sortir aprs tous les autres ou prir dans la fume. Voil comme, depuis lontemps, javais arrang les choses, dans ma tte. Bon! Revenons aux faits. A peine eus-je entendu le cri, je fis, par-dessus les banquettes, un bond dont je ne me serais jamais cru capable.

Un norme cri confus sleva, et je mentendis crier avec les autres, plus fort que les autres, des paroles incohrentes: Sortez! Sortez donc! plus vite! Poussez! Poussez!. Je ne peux dire exactement ce qui se passa pendant les minutes qui suivirent. Quelques souvenirs farouches: je trbuche dans un escalier, je perds mes lunettes, jenfonce mes coudes et mes genous dans une paisse pte humaineMais javance, nen pas douter, javance, je suis port de couloir en couloir et, tout dun coup, lair, humide et chaud, lair du dehors, le trottoir gras, une foule qui fuse et prend la course.

(Daprs G. Duhamel, Journal de Salavin) Ex. Analysez les propositions juxtaposes qui suivent. Dites quel rapport de sens existe entre ces propositions.

I. On navait pas eu besoin de lui dire quelle tait trs belle, il y avait des miroirs dans lappartement dAuteul (Aragon). 2. Lui faisais-je une rponse exacte, trouvait-il dans mes devoirs une bonne expression, aussitt son visage trahissait une vive contrarit et ses lvres tremblaient de colre (France). 3.

Cependant, il fallait commencer: le public simpatientait. 4. Le petit ne comprenait pas. Il resta pensif. 5. Il faisait beau, le ciel bleu stendait sur la ville qui semblait sourire (Maupassant). 6. On attend. On se fatigue dtre assis:

on se lve (Barbusse). 7. Ils taient partis trop tard, ils narrivrent au village qu la nuit close. 8. Lherbe est chaude, lair est chaud, le roseau que Paule serre dans sa main est chaud (Vaillant-Couturier). 9. Elle rentra dans la maison, monta jusqu sa chambre (Sagan). 10. Maigret paya ses consommations, James les siennes (Simenon). 11. Sur le carreau, glissrent des pas mous: un lve dvisagea Antoine et passa (Martin du Gard). 12. Le repas fut silencieux: nous tions mouills, nous avions faim. 13. Aucun bruit ne montait de la rue: on se serait cru dans la campagne (Martin du Gard). 14. Quand il marrive de passer par l, je nose plus entrer: jai le cur serr. 15. Cette maison datait du XVIII-e sicle, elle tait trs vieille. 16. Antoine dominait bien son motion, le mtier lavait dress: plus il rassemblait son nergie, plus il devenait insensible et lucide (Martin du Gard). 17. Lentresol stait entirement dpeupl: les joueurs avaient t dn, lorchestre stait tu (Martin du Gard). 18. Emma se mit fuir vers sa chambre, tout pouvante. Charles y tait, elle laperut, il lui parla, elle nentendit rien(Flaubert). 19. Leur amiti fut courte autant quelle tait rare. / Le sang les avait joints, lintrt les spare (La Fontaine). 20. Le respect et leffroit lui fermaient la bouche: il gardait le silence. 21. Il savait votre dessein, jugez de ses alarmes (Racine). 22. Annonait-on, dans un journal, le dgel Ma mre haussait les paules (Colette). 23. Lhomme ne criait, il ne faisait aucun geste menaant, il ne pouvait tre dangereux. 24. Un orage samassait. Dans leur colre ils ne le virent pas venir (Rolland). 25. Jtais bris de fatigue. Je mendormis presquaussitt. 26. La pche rapporte peu: les pcheurs sont pauvres, presque misreux. 27. Les caprices et les erreurs du langage sont innombrables. Les savants voient le mal, ils ny peuvent remdier (France). 28. Il pouvait peine se voir dans la glace, le jour tait sombre. 29. On voyait Gwynplaine, on se tenait les ctes; il parlait, on se roulait terre (Hugo).

30. Le langage sest form naturellement; sa premire qualit sera toujours le naturel (France). 31. Il aurait fallu une corde, Jean Valjean nen avait pas (Hugo). 32. Lui parlait-on, il coutait froidement (Balzac). 33. M. Grgoire faisait payer trs cher ses tuniques. Il en avait le droit: il tait sans rival (France). 34. Vous iriez vingt fois chez Mme de Restaud, vingt fois vous la trouveriez absente (Balzac). 35. Ils avaient envie de courir, leur vtements colls par la pluie les empchaient de marcher. 36. elle pourrait, le voudrait-elle, se souvenir (Merle).

Ex. Traduisez en franais les propositions juxtaposes:

l. , (). 2. : (). 3. (). 4. :

, (). 5. ; : (). 6. : (). 7. , (). 8. , (). 9. , (). 10. , ().

Coordination (ou parataxe conjonctionnelle) La coordination de deux propositions, tout en leur rservant une certaine indpendance, peut supposer entre elles des rapports divers: celui de simple liaison (numration), de concomitance, dexplication, dopposition, dalternance, de cause, de consquence. Les liens syntaxiques, dans ce type de phrases, sont exprims laide de lintonation, des conjonctions de coordination et des adverbes ou locutions adverbiales, employs en fonction de conjonctions.

On considre comme faisant partie des propositions cooordonnes les propositions explicatives, introduites par les conjonctions et les adverbes explicatifs, tels que: Cest--dire, d ailleurs, du moins, du reste, au reste.

Les conjonctions de coordination, tout en liant les propositions, contribuent exprimer les rapports de sens qui les unissent.

Ainsi, et, ni marquent lunion, lnumration:

Ddaignant la blouse, il portait une sorte de veston de drap gris et il tait coiff dun chapeau melon large bords.

(Maupassant) Je ne sais ce quelle dit, ni ce quelle chante.

(France) Mais, pourtant, cependant, au contraire, namoins, toutefois, par contre, etc.

expriment lopposition:

Il apprit un peu danglais, mais il ne parlait gure. En revanche, il buvait avec excs du rhum et du tafia.

(Mrime) Ou, soit soit, tantttantt, ou bien, etc. marquent lalternative:

Et tantt nous tions plongs dans la frache obscurit des fonds de ravins, tantt au contraire, nous nous baignions dans la claire lumire de toute la vale.

(Alain-Fournier) Car exprime un rapport de cause:

Il navait pas tre difficile: car il fallait vivre et payer ses dettes.

(Rolland) Donc, aussi, ainsi, par consquence, cest pourquoi marquent la consquence:

Tu as bien travaill, donc tu seras rcompens.

Le bonhomme avait froid; aussi dut-il saliter.

(Bazin) Peuvent tre coordonnes toutes propositions de mme nature:

1. Des propositions indpendantes:

On se mit table, mais nous tions un peu mus, surtout les jeunes.

(Maupassant) 2. Des propositions principales:

enfin louragan se calma comme le chalutier se trouvait en pleine mer, et, bien que la vague ft encore forte, le patron commanda de jeter le chalut.

(Maupassant) 3. Une proposition principale et une proposition indpendante:

Quand il faisait trs chaud, le vieux Krafft sasseyait sous un arbre, et il ne tardait pas faire un petit somme.

(Rolland) 4. Des propositions subordonnes:

On navait pas os retirer du lyce le fils cadet, qui tait premier de sa classe et qui allait finir son bachot.

(Cognot) Ex. Prcisez le caractre de la coordination dans les phrases qui suivent;

dites si le mot conjonctif effectue une simple liaison ou marque un rapport circonstanciel (de cause, de consquence, dopposition, etc.). Spcifiez la nature du mot conjonctif.

1. Un loup navait que les os et la peau, tant les chiens faisaient bonne garde (La Fontaine). 2. Un homme de moyen ge, et tirant sur le grison, jugea quil tait saison de songer au mariage. Il avait du comptant, et partant de quoi choisir (La Fontaine). 3. Ledoux aurait voulu peut-tre des mts un peu plus solides;

cependant, tant quil commanda le btiment, il neut point sen plaindre (Mrime). 4. On avait vol Mme Lefvre! Donc, on volait dans le pays, puis on pouvait revenir (Maupassant). 5. Elle avait eu un grand nombre denfants; mais il nen restait plus un seul la maison. Les uns taient morts; les autres sen taient alls au loin pour exercer dans les villes lart du chanteur ou celui du charron, car tous taient dous dun esprit ingnieux (France). 6. Une dame entraElle ntait plus jeune; et pourtant, elle portait une robe claire avec des manches larges (Rolland). 7. Sylvie ntait pas rentre; ou elle tait dj ressortie; on ne savait au juste (Rolland). 8. Aprs cette lettre, Daniel ne revint pas lappartement pendant deux semaines, aussi Martine ne lui demanda-t-elle plus rien (Triolet). 9. On savait que ctait Swann; namoins tout le monde se regarda dun air interrogateur (Proust). 10. Il vit bien quelle pleurait, elle essuyait ses larmes au fur et mesure, mais a se voyait quand mme (Vercors).

11. Thrse ne songeait pas quitter la place; elle ne sennuyait ni nprouvait de tristesse (Mauriac).

Ex. Composez des phrases complexes en coordonnant deux indpendantes laide des conjonctions car, mais, ni, ou, sinon ou des adverbes cependant, dailleurs, par consquent, en revanche.

Ex. Liez les propositions indpendantes au moyen dun mot conjonctif marquant la cause (car, tant, en effet) ou la consquence (donc, aussi, sest pourquoi, par consquent).

1. Cependant, il fallait commencer: le public simpatientait. 2. Le petit ne comprenait pas. Il resta pensif. 3. Ils taient partis trop tard: ils narrivrent au village qu la nuit close. 4. Le repas fut silencieux: nous tions mouills, nous avions faim. 5. Quand il marrive de passer par l, je nose plus entrer: jai le cur serr. 6. Cette maison datait du XVIII-e sicle: elle tait trs vieille. 7. Le respect et leffroi lui fermait la bouche: il gardait le silence. 8. Lhomme ne criait, il ne faisait aucun geste menaant: il ne pouvait tre dangereux. 9. Jtais bris de fatigue. Je mendormis presque aussitt. 10. La pche rapporte peu; les pcheurs sont pauvres, presque misreux. 11. Il pouvait peine se voir dans la glace; le jour tait sombre.

Ex. Dans les phrases ci-dessous remplacez les points de suspension par de divers mots conjonctifs marquant la restriction ou lopposition de deux faits.

l. Il tait sans connaissance, avait encore un souffle de vie. 2. Jtais heureux, jtais trs heureux; jenviais un autre enfant. 3. I1 faisait encore grand jour; le commissaire avait allum la lampe sur son bureau. 4. I1 ne comprenait pas trs bien; il ne demanda pas dexplications. 5. Il ne russit pas;

il nest pas sans mrite.

Ex. Remplacez les points par les conjonctions qui conviennent ou les adverbes employs en fonction de conjonctions de coordination. Prcisez les rapports exprims:

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